Bourreaux et Justice transitionnelle

La quatrième édition de l’Université d’été se construit autour de quatre axes :

La fabrication des bourreaux

Ce premier thème nécessite de comprendre pourquoi et comment des individus qui n’ont apparemment aucune prédisposition pour le meurtre ou la violence, qui sont souvent des citoyens exemplaires en période de paix, peuvent se transformer en un temps relativement bref, en bourreaux obéissants voire zélés et sans aucun état d’âme, en n’ayant parfois pas conscience de ce basculement.

L'action des bourreaux

Ici, l’objectif est d’analyser et identifier les modes opératoires employés pour réaliser ces violences de masse. De la conception à l’action, le fossé peut apparaître large… Il ne l’est peut-être pas tant que cela. L’analyse des phénomènes de grande violence démontre que ce passage à l’acte reste plus aisé que la logique de protection de la personne humaine ne le laisse supposer. La question de l’action est ici examinée d’un point de vue psychologique et sociologique mais également dans ses modalités de mise en œuvre.

La responsabilité des bourreaux

Si le jugement et la condamnation des principaux responsables de ces violences de masse restent l’objectif de la justice pénale pour la commission de crimes internationaux, la majeure partie des bourreaux « ordinaires » réussit la plupart du temps à échapper à toute forme de poursuite ou de responsabilité. Cette thématique se propose d’étudier deux aspects fondamentaux de la responsabilité. La première vise à comprendre l’enchaînement ayant permis la réalisation de l’entreprise criminelle commune, la deuxième consiste à s’intéresser à la sanction qui frappe potentiellement les bourreaux reconnus responsables.

La réhabilitation des bourreaux

Les violences de masse ont en effet la particularité d’être commises « par un grand nombre sur un grand nombre ». Ce « double » effet de masse impose de prendre en compte la nécessité de gérer la question de la réhabilitation dès la fin du conflit au risque de faire perdurer le sentiment d’injustice. La réhabilitation des bourreaux suppose d’abord qu’ils aient été identifiés comme tels mais également qu’ils aient admis leur responsabilité.

juin
2017
Du 03/06/2017 10:00 au 08/07/2017 12:00
30

Participants

Université d'été