Filmographie

La sélection de l'IFJD - Institut Louis Joinet

La filmographie regroupe les films projetés à l’occasion du Festival du film annuel organisé par l’IFJD – Institut Louis Joinet et les documentaires recommandés chaque mois dans la newsletter de l’Institut.

Campo de batalla, Cuerpo de mujer

Réalisation : Fernando Alvarez, 2014 (73 minutes)

Ce documentaire décrit et couvre les différentes situations de violence auxquelles ont été soumises les femmes détenues pendant le terrorisme d’État. Le film est le résultat d’une recherche universitaire sur le genre et la dictature militaire menée par Lizel Tornay et Victoria Álvarez.

Colombie – Le silence des armes

Réalisation : Natalia Orozco, 2016 (60 minutes)

Les nouvelles négociations entre le gouvernement colombien et les FARC-EP commencées en 2012 à La Havane sont à la source de l’accord de paix enclenché depuis peu en Colombie. Les enjeux et les stratégies des uns et des autres – on y suit le Président Juan Manuel Santos et le Commandant en chef des FARC Timoleón Jimenez –, sont confrontés dans El Silencio de los fusiles dont les images ont été tournées jusqu’en janvier 2017. Il s’agit de questionner les limites de la violence, les enjeux du pardon mais surtout la mise en exergue de la justice et de la vérité.

Compañeras

Réalisation : Dominique Gautier et Jean Ortiz, 2015 (90 minutes)

La participation et le rôle des femmes dans la défense de la République espagnole, dans l’anti-franquisme, ont été longtemps relégués, comme effacés. Leur reconnaissance, relativement récente, n’est pas encore au niveau de ce que fut l’engagement des femmes espagnoles dans le combat antifasciste. Le documentaire « Compañeras » raconte l’avant 1931, la République, la Guerre d’Espagne, l’anti-franquisme, une « transition » sans rupture, le rétablissement d’une démocratie bancale… Il termine par la condition de la femme sous le très conservateur gouvernement Rajoy, sur le nécessaire combat de mémoire, mais tourné vers le futur, ainsi que sur le ressenti de la troisième génération « républicaine ».

Del Otro Lado

Réalisation : Iván Guarnizo, 2021 (83 minutes)

Bien qu’après les accords de paix, la guerre entre les FARC et l’État colombien semblait terminée, la situation est loin d’être stable. Dans ce climat politique complexe, mon frère et moi commençons à faire des recherches sur l’enlèvement de notre mère. Lorsque nous trouvons le journal intime qu’elle a été autorisée à écrire pendant sa captivité, nous découvrons une relation presque mère/enfant qu’elle avait avec son ravisseur. Maintenant que la plupart d’entre eux ont rendu les armes et tentent de commencer une nouvelle vie, nous nous mettons à sa recherche pour peut-être parler de cette période sombre de nos vies.

Demons in Paradise

Réalisation : Jude Ratman, 2017 (94 minutes)

Sri Lanka, 1983, Jude Ratnam a cinq ans. Il fuit à bord d’un train rouge les massacres perpétrés contre les Tamouls par une partie de la population cinghalaise, avec la complicité des autorités. Aujourd’hui, réalisateur, Jude parcourt à nouveau son pays du sud au nord. Face à lui défilent les traces de la violence de 26 ans d’une guerre qui a fait basculer le combat pour la liberté de la minorité tamoule dans un terrorisme autodestructeur. En convoquant les souvenirs enfouis de ses compatriotes ayant appartenu pour la plupart à des groupes militants, dont les Tigres Tamouls, il propose de surmonter la colère et ouvre la voie à une possible réconciliation.

Holodomor, le génocide oublié

Réalisation : Bénédicte Banet, 2014 (90 minutes)

Dans les années 1932-1933, l’Etat soviétique dirigé par Staline organise une famine artificielle en Ukraine, le Holodomor, littéralement « extermination par la faim » dans l’indifférence du monde entier, 6 millions de victimes y trouvent la mort. À travers les récits de survivants et les interviews de personnalités françaises et ukrainiennes (historiens, philosophes, hommes politiques…), Holodomor, le génocide oublié témoigne des moyens mis en place par l’Etat soviétique pour affamer volontairement des familles paysannes entières, et des raisons de Staline pour briser l’esprit d’indépendance ukrainien. Il montre comment Staline a réussi à éliminer pratiquement toute trace physique et humaine de ce qui a été un véritable génocide, le premier perpétré dans un pays en paix.

Impunité

Réalisation : Juan José Lozano et Hollman Morris, 2012 (85 minutes)

En Colombie pendant 10 ans, des groupes paramilitaires proches du pouvoir, prétextant la lutte contre les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), ont semé la terreur dans des centaines de villages, violant, torturant et parfois dépeçant des milliers d’innocents, hommes, femmes et enfants. Bilan de ces 10 années, 50 000 morts, un véritable massacre à grande échelle. 40 chefs paramilitaires sont aujourd’hui jugés dans un processus appelé « Justice et Paix » où petit à petit on remonte la piste des commanditaires jusqu’au sommet de l’Etat. Un tiers du parlement a été mis en examen. Des centaines de familles de victimes attendent la vérité. La société colombienne sera-t-elle capable d’entendre cette vérité ? Une boite de Pandore a été ouverte. Du calcul politique ou de la justice, qui va triompher ?

Indiens d’Amazonie – Le dernier combat

Réalisation : Zabou Laurent Richard, 2012 (52 minutes)

Encerclés par les scieries clandestines, les Awas, tribu d’Amazonie, n’auront bientôt plus de quoi manger, faute de gibier à chasser dans une forêt chaque jour un peu plus amputée. Ils semblent condamnés à disparaître silencieusement. Mais leur forêt déboisée dans l’indifférence générale concerne aussi l’Europe et la France. Ce bois coupé illégalement finit dans les meubles distribués par de grandes enseignes ou dans les lames de parquet des maisons. Histoire de cette petite tribu qui affronte avec peu de moyens un trafic international qui rapporte plus de 15 milliards de dollars par an.

Itsasoaren alaba (La fille de la mer)

Réalisation : Josu Martinez, 2009 (72 minutes)

Avant d’avoir deux ans, le père d’Haize, Mikel Goikoetxea, membre de l’ETA surnommé « Txapela », a été tué par le GAL. 25 plus tard, sans aucun souvenir de son père, Haize commence à se poser des questions. Reconstituant les témoignages de ceux qui l’ont connu, Haize découvre peu à peu qui était son père et son époque.

Kurdistan, la guerre des filles

Réalisation : Mylène Sauloy, 2016 (60 minutes) 

De Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, une immersion dans le mouvement des femmes kurdes luttant contre Daech, héritières d’une longue tradition de résistance. Ce film documentaire en forme d’hommage montre comment une utopie salvatrice s’inscrit sur le terrain. Un féminisme vivifiant, servi par une remarquable maturité politique…

La liste de Carla

Réalisation : Marcel Schüpbach, 2007 (55 minutes)

Au coeur du Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie, une femme se bat pour obtenir l’arrestation des derniers criminels de guerre encore en fuite. Ils s’appellent Ratko Mladic, Radovan Karadzic ou Ante Gotovina. Elle s’appelle Carla Del Ponte. Pour la première fois, une caméra pénètre dans les coulisses du TPI et suit au jour le jour le travail du procureur et des membres de son équipe. De La Haye à New York, en passant par Belgrade, Zagreb, Luxembourg ou Washington. Dans une ambiance de chasse à l’homme et de partie de poker. Entre vérités et mensonges, tentatives de pression, fausses nouvelles, succès, espoirs déçus. Pendant ce temps en Bosnie, dix ans après les événements de Srebrenica, des femmes attendent que justice soit faite. Elles sont rescapées du massacre et s’interrogent. Peut-on croire encore à la justice internationale ? Ou celle-ci ne dépend-elle que de la politique ?

Le Labyrinthe du silence

Réalisation : Giulio Ricciarelli, 2015 (124 minutes)

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

L'Empire du silence

Réalisation : Thierry Michel , 2022 (110 minutes)

Depuis vingt-cinq ans, la République Démocratique du Congo est déchirée par une guerre largement ignorée des médias et de la communauté internationale. Les victimes se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Les auteurs de ces crimes sont innombrables : des mouvements rebelles, mais aussi des armées, celles du Congo et des pays voisins… Tous semblent pris dans un vertige de tueries, pour le pouvoir, pour l’argent, pour s’accaparer les richesses du Congo en toute impunité, dans l’indifférence générale. Parcourant le Congo caméra au poing depuis trente ans, Thierry Michel a été témoin des combats, des souffrances mais aussi des espoirs du peuple congolais. Relayant le plaidoyer du Docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, il retrace les enchaînements de cette impitoyable violence qui ravage et ruine le Congo depuis un quart de siècle.
 

Le Peuple invisible

Réalisation : Richard Desjardins et Robert Monderie, 2007 (93 minutes)

Dans ce long métrage documentaire, le duo de réalisateurs derrière L’erreur boréale et Trou Story, Richard Desjardins et Robert Monderie, raconte l’histoire de la nation algonquine du Québec et dénonce ses conditions de vie actuelle.

Le Procès de Nuremberg – Les nazis face à leurs crimes

Réalisation : Christian Delage, 2006 (90 minutes)

Nuremberg, 20 novembre 1945. Dans une ville encore en ruine s’ouvre le procès des criminels nazis. Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Union Soviétique sont réunis pour rendre une justice exemplaire en réponse aux crimes contre la paix et, pour la première fois dans l’histoire, aux « crimes contre l’humanité » commis. Sur le banc des accusés, 22 des plus hauts dignitaires nazis, parmi lesquels Hermann Göring, Rudolph Hess, Joachim von Ribbentrop et Wilhelm Keitel. Tous plaident non coupable. Pourtant, les « atrocités » commises sont immenses. Pour preuve, les films tournés à la libération des camps et qui, fait inédit, seront projetés au tribunal. Présentation des pièces à conviction, confrontations, témoignages des bourreaux et des victimes se succèdent. Après dix mois d’audiences, le verdict est rendu : 12 condamnations à mort, 7 peines d’emprisonnement et 3 acquittements.

Le sang des femmes

Réalisation : Christian Lajoumard,2011 (52 minutes)

Dans le pays Pokot, à la frontière de l’Ouganda et du Kenya, la tradition impose aux jeunes femmes d’être mutilées sexuellement pour accéder au stade d’adulte. Ce film est le témoignage de celles qui vivent cette tradition et le plus souvent la subissent.

Le Silence des autres

Réalisation : Almudena Carracedo et Robert Bahar, 2019 (155 minutes)

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes. Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

Les Oubliés de l’Espagne

Réalisation : Xavier Villetard, écrit par Jacqueline Chavance, 2020 (52 minutes)

Le 24 octobre 2019, le cercueil de Franco quittait son mausolée de la vallée de Los Caídos – la vallée de ceux qui sont tombés – où il était enterré depuis 1975. Il laisse derrière lui une œuvre architecturale à la gloire du national catholicisme et la plus grande fosse commune du pays de près de 30 000 cadavres, la majorité appartenant aux combattants du camp franquiste, le reste issu du camp républicain. Ce partage entre morts des camps opposés devait éteindre le feu de la guerre civile, grand projet de réconciliation nationale. L’exhumation de Franco ne règle pas tous les problèmes. Ceux qui demandent à récupérer les corps de leurs parents, installés dans la crypte de la basilique depuis 70 ans, ou qui réclament l’excavation des fosses, peinent à être entendus. L’Espagne ne cesse de payer un passé encombrant qu’elle a voulu exclure.

Les paupières fermées de la Centrafrique

Réalisation : Alfredo Torrescalles, 2017 (123 minutes)

Les Paupières fermées de la Centrafrique s’enfonce dans les profondeurs géographiques et humaines du pays, en reprenant les témoignages d’une grande quantité de personnes de différents domaines sociaux, et offre un portrait unique et historique de la société centrafricaine actuel. Il est aussi un portrait sur l’être humain dans un contexte de désespérance absolue, et une mosaïque de visions qui nous permet de connaître les dimensions occultes de ce conflit et les raisons par lesquelles la population d’un pays riche en ressources naturelles vit dans la misère. Bien que la situation soit présentée comme fruit d’une lutte de caractère religieux entre musulmans et chrétiens, c’est un conflit complexe qui cause la mort quotidienne de beaucoup de personnes et qui trouve ses racines dans des raisons politiques, économiques et sociales.

L’homme qui répare les femmes - La colère d’Hippocrate

Réalisation : Thierry Michel et Colette Braeckman, 2015 (112 minutes)

Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche. Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange. Fin 2012, le Docteur est l’objet d’une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il échappe miraculeusement. Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus des Nations unies. Mais il n’est plus seul à lutter. A ses côtés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, assoiffées de justice.

Montoneros, una historia

Réalisation : Andrés Di Tella, 1994 (90 minutes)

Ana, un ancien membre de la guérilla, raconte son histoire, se remémorant ses jours dans l’organisation subversive appelée « Montoneros » en Argentine et les jours terribles qu’elle a enduré aux mains des militaires.

My land

Réalisation : Nabil Ayouch, 2011 (85 minutes)

« My land » donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans. Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leur pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi. Entre ces deux mémoires, il y a une réalité. La réalité de deux peuples qui se battent pour la même terre. Il en ressort un dialogue à distance qui met en perspective ce conflit sous un angle avant tout humain.

My Nazi Legacy

Réalisation : David Evans, 2016 (95 minutes)

Un militant pour les droits humains, petit-fils d’un survivant de l’Holocauste, va à la rencontre des descendants de deux officiers nazis.

Ne nous racontez plus d’histoires !

Réalisation : Ferhat Mouhali & Carole Filiu-Mouhali, 2020 (88 minutes)

Elle est française, il est algérien. Toute leur enfance a été bercée par la guerre d’Algérie. Souvenirs traumatisants d’un départ forcé pour la journaliste, fille de pieds noirs ; récit mythifié d’une indépendance glorieuse pour le réalisateur, militant des droits humains. Chacun a eu droit à sa version de l’Histoire. Loin de l’historiographie officielle, ils rencontrent des témoins aux discours volontairement oubliés et qui se battent contre la guerre des mémoires pour faire entendre une vérité plus apaisée.

Nous sommes l’Humanité

Réalisation : Alexandre Dereims, 2018 (90 minutes)

Quelque part sur notre planète, il existence un endroit caché qui est resté isolé du reste du monde jusqu’à aujourd’hui. Le dernier paradis encore intact où les premiers humains vivent toujours au commencement de l’humanité. Ils s’appellent les Jarawas. Ils vivent sur les îles Andamans, en Inde. Ils ne sont plus que 400. Aujourd’hui, notre monde est sur le point de les faire disparaître. Les Jarawas n’ont jamais accepté d’être filmés, il nous ont ouvert les portes de leur monde oublié. Nous sommes l’Humanité est leur unique témoignage.

Of men and war

Réalisation : Laurent Bécue-Renard, 2014 (142 minutes)

Ils auraient pu s’appeler Ulysse, ils s’appellent Justin, Brooks ou Steve. Ils auraient pu revenir de Troie, ils reviennent d’Irak ou d’Afghanistan. Pourtant, pour eux aussi, le retour au pays est une longue et douloureuse errance. Partis combattre pour l’Amérique, les douze guerriers de Of Men and War (Des hommes et de la guerre) sont rentrés du front sains et saufs mais l’esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille. Leurs femme, enfants et parents ne les reconnaissent plus et les regardent, impuissants, se débattre contre d’invisibles démons. Guidés par un thérapeute pionnier des traumatismes de guerre, ils vont peu à peu tenter ensemble de mettre des mots sur l’indicible et de se réconcilier avec eux-mêmes, leur passé, leur famille.

Putains de guerre

Réalisation : Stéphane Benhamou et Sergio G. Mondelo, 2012 (64 minutes)

C’est une loi de la guerre inavouable : partout où il y a des soldats, il y a une prostitution couverte, encadrée ou même érigée en système par les forces militaires en présence. Les réalisateurs ont mis au jour un système implacable, inévitable, de 1945 à aujourd’hui. Un système souhaité par les armées, entretenu par les sociétés militaires privées, couvert par l’Otan et l’ONU. Ils ont mis en évidence les liens étroits entre les armées, leurs supplétifs et renforts, et les trafics de prostitution.

Rwanda, la vie après - Paroles de mères

Réalisation : Benoît Dervaux et André Versaille, 2014 (72 minutes)

Six femmes tutsies, violées dès avril 94 par des génocidaires hutus, racontent leur calvaire : le viol, la grossesse, l’accouchement, l’errance, la condamnation à vivre avec un être issu de la barbarie des hommes. Vingt ans après, nous suivons ces femmes et leurs enfants devenus jeunes adultes.

Salam rugby

Réalisation : Faramarz Beheshti, 2010 (62 minutes)

C’est l’histoire du début du rugby féminin en Iran, qui coïncidait avec l’élection présidentielle d’Ahmadinejad. « Salam Rugby », ne parle pas seulement de rugby…

Sami, une jeunesse en Laponie

Réalisation : Amanda Kernell, 2018 (113 minutes)

Elle, 14 ans, est jeune fille d’origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l’humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d’une autre vie. Pour s’émanciper et affirmer ce qu’elle souhaite devenir, elle n’a d’autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.

Sauvages – Au cœur des zoos humains

Réalisation : Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet, 2018 (52 minutes)

Pendant plus d’un siècle, de 1810 à 1940, des hommes ont exhibé d’autres hommes en les présentant comme des sauvages ou des monstres. Plus d’un milliard et demi de visiteurs sont venus observer 35 000 exhibés à travers le monde. Ils se nomment Petite Capeline, fuégienne de Patagonie, Tambo, aborigène d’Australie, Moliko, Kalina de Guyane, Ota Benga, pygmée du Congo, Jean Thiam, wolof du Sénégal, Marius Kaloïe, Kanak de Nouvelle Calédonie. En s’appuyant sur des archives et des images inédites de l’histoire des « zoos humains », ce film retrace leur parcours d’exhibés dans leur contexte historique : l’émergence, le développement et la fin des grands empires coloniaux.

Terra Nullius : Confessions d’un mercenaire

Réalisation : Salomé Lamas, 2012 (72 minutes)

Paulo de Figueiredo, un mercenaire portugais de 66 ans, s’exprime sur son passé et nous livre un récit personnel et officieux sur les conflits auxquels il a assisté dans divers pays et continents, à la marge de deux mondes : celui du pouvoir et celui des révolutions. Paulo parle de lieux et de faits anonymes, de fragments de violence, de cruauté et de ses propres expériences. Salomé Lamas interroge la distinction entre les faits et l’imagination, entre les réalités authentiques et artistiques, entre souvenirs et histoires.

The price of peace

Réalisation : Kim Webby, 2015 (86 minutes)

L’activiste néo-zélandais Tame Iti, membre vénérable de la tribu Tūhoe, est un homme de paix qui lutte depuis toujours pour les droits du peuple maori. Artiste et performer, il porte le Ta Moko, tatouage traditionnel. Sa vie a changé le 15 octobre 2007, quand la police l’a emprisonné, l’accusant de terrorisme. Après six ans d’un combat acharné pour laver son nom, il a reçu des excuses officielles et réussi à rétablir le dialogue pour négocier de nouveaux accords avec le gouvernement.

Trnopolje, un été oublié

Réalisation : Zabou Carrière, Jean-Baptiste Delpias et Taina Tervonen, 2012 (52 minutes)

Vingt ans après, l’école de Trnopolje est de nou­veau une école, avec des élèves serbes et bosni­aques. Des familles bosniaques déportées pen­dant la guerre sont rev­enues, ont recon­struit leur mai­son et sco­lar­isé leurs enfants. Il ne reste aucune trace du camp, ni dans les livres d’histoire, ni dans le village. Le camp n’existe plus que dans la parole des vic­times et des témoins, comme celle de Nedzad, ancien pris­on­nier et concierge de l’école, de Rasma, mère de détenu, ou de Mirela, enfant pen­dant la guerre. Com­bien d’années, com­bien de généra­tions faudra-t-il pour que la parole se libère — ou pour que l’histoire du camp se perde dans le silence ?

Asie centrale, l'appel de Daech

Réalisation : Gulya Mirzoeva, 2020 (54 minutes)

C’est d’abord l’histoire d’une trahison : celle du colonel Khalimov, chef des forces spéciales du Tadjikistan qui, en mai 2015, rejoint l’État islamique. Une défection spectaculaire qui illustre les bouleversements à l’œuvre en Asie centrale. 
Quelles sont les causes des tentations islamistes radicales qui gagnent la région, et voient un nombre croissant de jeunes gens céder aux sirènes de Daech ? Depuis la défaite de l’État islamique en Syrie et en Irak, que sont devenus les combattants djihadistes de l’Asie centrale ? Bon nombre d’entre eux se seraient retirés en Afghanistan. Assiste-on à la constitution d’un troisième front en Asie centrale ? 
Tout au long du cheminement du film, le destin de Khalimov, son histoire personnelle, professionnelle, amoureuse, politique s’entremêle avec l’histoire récente et les enjeux géopolitiques de cette région méconnue.

Bolsonaro – Lula, le choc des titans

Réalisation : Laetitia Rossi et Ingrid Piponiot, 2022 (50 minutes)

L’ancien président de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva (2003-2010) revient au combat contre l’actuel chef d’État, le populiste de droite Jair Bolsonaro. Filmé pendant les quatre mois précédant l’élection présidentielle au Brésil, le décryptage d’un duel sous haute tension qui tient le pays et le monde en haleine.

D'après une histoire vraie - Fritz Bauer, le chasseur de nazis

RéalisationSelma Schnabel, 2021 (60 minutes)

En 2016, le long métrage de Lars Kraume « Fritz Bauer, un héros allemand » remettait en lumière l’infatigable combat d’un juge pour obtenir réparation. Né en 1903 dans une famille de Juifs athées, ce brillant magistrat aux engagements socio-démocrates entre en résistance contre Hitler avant de s’exiler au Danemark puis en Suède. De retour dans son pays après la défaite allemande, il n’a qu’une obsession : retrouver et faire juger les responsables des crimes nazis, sans se limiter aux principaux dignitaires jugés à Nuremberg. Mais dans un pays où l’administration, la police et la justice restent infestées d’anciens nazis, les résistances sont profondes. De 1963 à 1965, il instruit le procès de Francfort, où sont jugés les responsables du camp d’Auschwitz.

Espagne : le pays fracturé

Réalisation : Marcel Mettelsiefen, 2022 (53 minutes) 

La vie politique espagnole connaît depuis quinze ans une polarisation croissante, spectaculaire à l’échelle de l’Europe. La crise économique de 2008 et le conflit autour de l’indépendance catalane ont vu émerger successivement le parti Podemos, à gauche, puis celui d’extrême droite Vox. Leur succès a poussé à se radicaliser les formations historiques comme le Parti populaire (PP) et le parti socialiste (PSOE), tandis que les centristes perdaient du terrain. Certains discours raniment ainsi les fantômes de la guerre civile (1936-1939) et des crimes amnistiés du franquisme, qui ont laissé dans la mémoire collective des plaies jamais refermées. Au point que, sur fond d’une crise sanitaire qui a accentué encore les inégalités, cette attraction vers les extrêmes donne l’image d’un pays fracturé.

Fuir Kaboul

Réalisation : Jamie Roberts, 2022 (77 minutes)

À la mi-août 2021, le monde a les yeux rivés sur l’aéroport de Kaboul où se déroule une évacuation menée en catastrophe avant le départ des troupes alliées et alors que les talibans ont repris la capitale. Récit en immersion au cœur du chaos par ceux qui ont pu fuir et ceux qui ont choisi de rester.

Géorgie – Le port de tous les enjeux

Réalisation : Stefan Tolz, 2022 (105 minutes)

L’arrêt de la construction d’un port d’envergure en Géorgie témoigne des tensions qui animent le petit pays caucasien. Entre virée à l’est ou à l’ouest, le cap semble encore indécis.

Indonésie 1965 - Permis de tuer

Réalisation : Christine Cynn et Joshua Oppenheimer, 2013 (94 minutes)

En 1965, après l’assassinat de six généraux de l’armée indonésienne, le président Suharto désigne les responsables : le parti communiste. Des expéditions punitives sont aussitôt lancées, elles vont durer plusieurs mois. Entre 500 000 et un million de morts sont à déplorer, tués pour leur appartenance réelle ou supposée au parti communiste. Joshua Oppenheimer a retrouvé certains des tortionnaires qui ont participé au massacre. La justice ne les a jamais poursuivis. Ils racontent leur action et rejouent même, face caméra, les scènes de tortures auxquelles ils ont participé, sans manifester le moindre remord. Les survivants, eux, sont toujours ostracisés…

Syrie - Des femmes dans la guerre

Réalisation : Kamal Redounai, 2022 (70 minutes)

En mars 2011, un vent de révolte balaie la Syrie. Ce printemps, porté par la rue, fait naître l’espoir d’une nouvelle ère et de la fin du régime Assad. Parmi les manifestants, les femmes sont au premier rang. Elles se prennent à rêver de liberté et de démocratie. Dix ans plus tard, la Syrie est un pays dévasté, enlisé dans la guerre civile. Les femmes sont les grandes perdantes de cette révolution. Ecrasées par le régime, emprisonnées, elles sont aussi les premières victimes de l’Etat islamique. Marwa, Loubna, Khaïti et Mouna racontent leurs histoires à travers cette décennie de chaos.

Le monde en face - Wagner, l'armée de l'ombre de Poutine

Réalisation : Ksenia Bolchakova et Alexandra Jousset, 2021 (80 min)

L’opacité, le crime, et l’impunité. Voilà comment l’on pourrait définir le groupe Wagner, une armée privée de mercenaires travaillant pour le compte de la Russie, même s’ils s’en défendent. On les retrouve dans plusieurs pays où ils sont employés pour, officiellement, gérer la sécurité. En réalité, le groupe est l’exécuteur des basses oeuvres de Poutine.

Le Procès - Prague 1952

Réalisation : Ruth Zylberman, 2022 (70 minutes)

Prague 2018, des ouvriers retrouvent des bobines dans un entrepôt. Ce sont les images du Procès Slansky, 1952, macabre mise en scène stalinienne où quatorze dignitaires communistes accusés de crimes imaginaires durent faire l’aveu de leur fausse culpabilité. Le film retrace la trajectoire de trois accusés, brisés par un monde qu’ils avaient contribué à édifier.

L’Europe face à la guerre hybride russe

Réalisation : Loïc Wibaux et Hérade Feist, 2022 (11 minutes)

Cyberattaques, sabotages : depuis plusieurs années, l’Europe doit faire face à une « guerre hybride ». Une stratégie qui combine des actions militaires et non militaires, et dans laquelle la Russie excelle. Un phénomène amplifié depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe. Dernier exemple : les explosions sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, dont l’auteur demeure encore inconnu.

Les coulisses de l'histoire - Vietnam, une guerre civile

Réalisation : Bernard George, 2021 (53 minutes)

La guerre du Viêtnam (1955-1975), qui a succédé presque immédiatement à celle d’Indochine (1946-1954), est restée dans la mémoire collective comme la victoire d’un mouvement de libération nationale contre l’impérialisme américain. Un an après les accords de Genève (1954) consacrant la défaite de la puissance coloniale française et la division du pays entre le Nord communiste de Hô Chi Minh et la république nationaliste du Sud, Washington décide en effet de soutenir cette dernière, et s’investit de plus en plus lourdement, en troupes et en armements, dans le conflit. Cet engagement massif a occulté la tragique guerre civile qui a dressé les Vietnamiens les uns contre les autres pendant plus de vingt ans, soumis à deux dictatures antagonistes. 

Et la terre s'ouvrit une dernière fois

Réalisation : Arnaud Sauli, 2022 (52 minutes)

En Pologne, dans la foret de Sobibor, Wojtek Mazurek, un archéologue, effectue des fouilles avec une équipe de jeunes pour faire émerger les traces du camp d’extermination. Témoins fragiles, des milliers d’objets ayant appartenu aux victimes sortent de terre. Cette recherche doit s’achever, car le chantier d’un nouveau musée-mémorial débute. Comment commémorer la Shoah sur ses lieux mêmes, aujourd’hui et demain, alors qu’advient une époque sans témoins ? Comment la Shoah, sa violence, continue-t-elle à travailler l’histoire, la mémoire et le présent de la Pologne, de ses citoyens, en particulier de ses jeunes dans une Europe de l’Est de nouveau en prise à la guerre ?

L’image manquante

Réalisation : Rithy Panh, 2013 (92 minutes)

Le film de Rithy Panh L’Image manquante (2013) retrace son enfance brisée, la mort des siens ainsi que les souffrances subies par son peuple durant le régime des Khmers rouges. Entre le 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979, près de 1 700 000 Cambodgiens ont été tués. Aucune image ne vient témoigner de ce crime de masse. Pendant des années, le cinéaste a cherché en vain cette « image-vérité » du génocide dans les archives, auprès des témoins, en ville comme à la campagne. Il ne la cherche plus, mais la fabrique à partir de figurines en argile, de décors reconstitués, de photographies et de documents audiovisuels qui donnent à voir des scènes n’existant sur aucune archive.  Son film montre à la fois le travail de l’Histoire et le travail de deuil, dans un processus qui mêle la mémoire individuelle et la mémoire collective.

Myanmar Diaries - Une bouteille à la mer

Réalisation : Myanmar Film Collective (70 minutes)

Un collectif anonyme de jeunes cinéastes documente la répression de la junte militaire contre la population birmane. Un appel au secours vibrant et débordant d’énergie.

Nuremberg - Des images pour l'histoire

Réalisation : Jean-Christophe Klotz, 2019 (59 minutes)

L’histoire méconnue des archives réunies en 1945 pour prouver les crimes des dignitaires nazis jugés à Nuremberg. Le documentariste Jean-Christophe Klotz signe un récit puissant sur la force et la fragilité des images.

Propagande - L'art de vendre des mensonges

Réalisation : Larry Weinstein, 2019 (92 minutes)

Des statues édifiées à sa propre gloire par Alexandre le Grand jusqu’à l’absurdité inquiétante des fake news, un large panorama de la manipulation des foules à travers les âges. Ou comment tout pouvoir tend inévitablement à raconter des histoires.

RDC : les gangs de Kinshasa

Réalisation : G. Lhotellier, M. Laverge et M. Taillardat, 2022 (25 minutes)

En République Démocratique du Congo, plus de 70 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour et un chômage qui progresse dans le pays. Les Kulunas sont des groupes très organisés, qui respectent une hiérarchie ordonnée, telle un  état-major. Khalifa, 24 ans, est l’un de ces chefs de gang redoutés.

Rwanda : Le silence des mots

Réalisation : Michael Sztanke et Gaël Faye, 2022 (50 minutes)

Jamais encore leur parole n’avait été entendue. Coréalisé par l’auteur et musicien franco-rwandais Gaël Faye et le réalisateur Michael Sztanke, ce film recueille pour la première fois avec pudeur le témoignage de Prisca, Marie-Jeanne et Concessa. Il s’intéresse à ce que ces femmes ont subi durant le génocide et à leur vie d’après.

Ukraine : La guerre de l’info

Réalisation : Antoine Boddaert et Kévin Berg, 2022 (13 minutes)

Le Kremlin répète que son « opération militaire spéciale » en Ukraine vise à « libérer ce pays des nazis ». Une désinformation largement diffusée et reprise dans les pays voisins. Afin de contrer cette flambée d’info sur internet et les réseaux sociaux, certains journaux ukrainiens traduisent leurs articles en russe pour lutter contre la propagande de Moscou. Immersion et suivi de journalistes de terrain ukrainiens dans la couverture des évènements, vécu de la guerre au sein d’une rédaction ukrainienne, témoignages sur la guerre de l’information entre médias russes et ukrainiens dans ce qui est désormais, aussi, une guerre des mots entre la Russie et l’Ukraine. 

USA - Menaces sur la démocratie

Réalisation : Jörg Daniel Hissen, 2022 (52 minutes)

Réalisé à l’approche des élections législatives de mi-mandat, le 8 novembre 2022, ce documentaire parcourt une Amérique fracturée, dont l’édifice démocratique apparaît profondément fragilisé. Lors de sa victoire en novembre 2020, le président américain Joe Biden déclarait que l’Amérique était de retour. Pourtant, la plus vieille démocratie du monde semble traverser une grave crise existentielle. En mai 2022, la tenue de la convention annuelle du principal lobby des armes (la NRA) au lendemain de la fusillade dans l’école primaire d’Uvalde a choqué de nombreux Américains. Les organisations néofascistes Proud Boys et Oath Keepers, dont certains membres sont jugés pour avoir participé à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, font par ailleurs planer un climat de vive inquiétude dans le pays. Dans ce contexte tendu, rien n’empêche Donald Trump de se présenter à nouveau à la présidentielle de 2024, malgré sa responsabilité avérée dans l’attaque…

Ukraine : Izioum, des vivants et des morts

Réalisation : Gwenlaouen Le Gouil et Brice Lambert, 2022 (22 minutes)

Dans la petite ville d’Izioum, les forces ennemies ont laissé derrière elles des centaines de corps. Certains portent encore les stigmates des supplices endurés, et les voix se mettent à chuchoter lorsqu’on évoque les sous-sols où l’occupant torturait des quidams parfois arrêtés au hasard. Ceux qui n’avaient pu fuir hésitent encore entre soulagement et lassitude. Dans les territoires occupés, les pensions n’étaient plus versées depuis des mois, et l’aide humanitaire se fait attendre. Si la peur s’est emparée de la ville et de ses habitants durant l’occupation, c’est maintenant la colère qui habite nombre d’entre eux. Il leur faut encore survivre. L’heure est désormais à la traque des « collabos ».

Afghanistan, pays meurtri par la guerre

Réalisation : Marcel Mettelsiefen et Mayte Carrasco, 2020 (4 x 55 minutes)

Depuis l’invasion soviétique de Kaboul en 1979, la guerre n’a laissé aucun répit à la population afghane. Archives et témoignages à l’appui, cette captivante fresque déroule et décrypte plus de quarante années d’un cycle infernal de violence.

C’était la guerre d’Algérie

Réalisation : Georges-Marx Benamou et Benjamin Stora, 2022 (5 x 39-68 minutes)

C’est le vrai-faux coup d’État du 13 mai d’Alger qui ramène de Gaulle au pouvoir, après 12 années de traversée du désert. Il est l’homme providentiel pour les « pieds-noirs » et l’armée. Mais, très vite, des doutes s’installent chez ceux qui l’ont porté au pouvoir. Où va-t-il, ce de Gaulle de 1958 ? Où conduit-il l’Algérie ? Pense-t-il déjà à l’indépendance ? Ou seulement, comme on le dit, à quelques réformes profondes pour donner à l’Algérie un statut d’autonomie ? De 1958 à 1959, de Gaulle va tenter de trouver son chemin vers l’orient compliqué de l’Algérie… Il lance l’ambitieux Plan de Constantine, pour développer économiquement l’Algérie et lier son destin à celui de la France. Il jure « Jamais, moi vivant, le drapeau du FLN ne flottera sur Alger », et il poursuit la guerre militaire avec plus de force encore que ses prédécesseurs. Un déferlement militaire est déclenché avec le plan Challe pour écraser le FLN. Mais de faux-semblants en équivoques, la guerre d’Algérie va durer trois années de plus. Et ce sera la plus chaotique des indépendances.

En guerre(s) pour l’Algérie

Réalisation : Rafael Lewandowski, Raphaëlle Branche, 2022 (6 x 52 minutes)

Ils sont civils algériens, Français d’Algérie, appelés du contingent, engagés et militaires de carrière français, militants indépendantistes du FLN et du MNA, combattants de l’ALN, intellectuels et étudiants, réfractaires, personnels de l’administration française en Algérie, membres de l’OAS, supplétifs de l’armée française, porteurs de valise… Tous et toutes n’avaient livré jusqu’ici qu’une parole retenue, rare. Pour retracer chronologiquement ces années de conflit, En guerre(s) pour l’Algérie met en relation les vies de tous ces témoins et confronte leurs perceptions des événements et leurs émotions. En tissant leurs paroles avec de nombreuses archives, parfois inédites, cette série propose aux spectateurs une immersion dans un récit d’histoire mais surtout dans une expérience humaine de la guerre. Leurs histoires sont aujourd’hui notre héritage.

Goulag – Une histoire soviétique

Réalisation : Patrick Rotman, Nicolas Werth et François Aymé, 2019 (3 × 57-58 min)

Ce saisissant triptyque documentaire, dissèque la mécanique du Goulag. Avec des archives et des témoignages exceptionnels, il déroule, de 1917 à la fin des années 1950, l’histoire du système concentrationnaire soviétique qui constitua le cœur caché de l’empire. Ignoré, puis nié pendant des décennies, il a brisé les existences de millions de déportés. Le secret instauré par l’URSS, l’aveuglement de l’Occident, puis le déni persistant des autorités russes ont longtemps entravé le travail historique. Grâce à l’ouverture des archives, écrites mais aussi filmées, et au travail extraordinaire de collecte de témoignages accompli par l’organisation russe Memorial, cette série documentaire déroule, pour la première fois en images, l’histoire dantesque d’un «archipel» largement oublié et incompris.

Un monde nouveau

Réalisation : Cyril Dion, Valérie Rossellini et Thierry Robert, 2022 (3 × 57-58 min)

Ce saisissant triptyque documentaire, dissèque la mécanique du Goulag. Avec des archives et des témoignages exceptionnels, il déroule, de 1917 à la fin des années 1950, l’histoire du système concentrationnaire soviétique qui constitua le cœur caché de l’empire. Ignoré, puis nié pendant des décennies, il a brisé les existences de millions de déportés. Le secret instauré par l’URSS, l’aveuglement de l’Occident, puis le déni persistant des autorités russes ont longtemps entravé le travail historique. Grâce à l’ouverture des archives, écrites mais aussi filmées, et au travail extraordinaire de collecte de témoignages accompli par l’organisation russe Memorial, cette série documentaire déroule, pour la première fois en images, l’histoire dantesque d’un «archipel» largement oublié et incompris.

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