Les violences extrêmes : Penser les nouvelles formes d’inhumanité

Bien qu’elles se déroulent sur des théâtres très éloignés, on est frappé par les caractéristiques communes de nombre de violences contemporaines : cruauté individuelle et assumée – alors que le crime de masse vise à industrialiser la mort -, mises en scène des exécutions – là où le crime contre l’humanité cherche plutôt à les cacher -, faible lien avec la politique – alors que le totalitarisme l’exacerbait -, confusion avec le crime de droit commun – alors que les régimes autoritaires exigent une obéissance absolue -, ritualisation plutôt que professionnalisation, utilisation nouvelle de l’image et des réseaux sociaux qui à la fois hyperréalise et déréalise la violence, en même temps qu’elle nous la rend d’une inquiétante proximité, attentats contre la culture, etc. 

Ces différents traits autorisent-ils à ranger les violences de Boko Haram, de Daech, en Centrafrique ou encore celles au Mexique dans une même catégorie qualifiée, faute de mieux, de « violences extrêmes » pour les opposer tant à la violence guerrière classique, qu’aux crimes de masse tels que le génocide ? Ces nouvelles formes ne mettent-elles pas en échec les différents instruments (opérations extérieures de l’armée, justice pénale internationale par exemple) mis au point pour combattre des formes de violences plus classiques ?


Organisation d'un séminaire de réflexions

C’est autour de ces questions que l’Association Francophone de Justice Transitionnelle (AFJT), l’Institut des Hautes Études sur la Justice (IHEJ) et l’Institut Universitaire Varenne (IUV) ont souhaité organiser un séminaire de réflexions.

juin
2015
Le 12/06/2015 de 00:00 à 00:00

Participants

Colloques